Entrez dans le royaume magnifiquement sacré de Louise Bourgeois

«La première fois que j'ai rencontré Louise, c'était une commande d'une journée pour un tournage d'une journée», se souvient le photographe et auteur Jean-François Jaussaud. "D'accord, Jean-François, tu peux prendre des photos, mais je veux voir tout ce que tu fais, et si je n'aime pas ça, je vais tout détruire." "C'est intimidant start s'est avéré être le début d'une belle amitié entre l'artiste, qui a adoré les photos quand elle les a vues deux jours plus tard, et le photographe, dont nouveau livre, Louise Bourgeois: un portrait intime, sortira ce mois-ci. Jusqu'à la fin de la vie de Bourgeois, pendant 11 ans environ, Jaussaud revenait souvent à sa maison de Brooklyn et capturer l'artiste, son travail et son environnement avec tendresse et précision.

Louise Bourgeois dans son atelier de Brooklyn avec sa sculpture Araignée en 1995.

Photo: © The Easton Foundation / VAGA à ARS, NY; Photo: © Jean-François Jaussaud

Louise Bourgeois dans sa maison de la 20th Street à New York en 2000.

Photo: © The Easton Foundation / VAGA à ARS, NY; Photo: © Jean-François Jaussaud

Une maison était plus qu'un simple lieu de vie pour Bourgeois. C'était une source d'inspiration fréquente dans ses œuvres d'art, où elle en explorait à la fois ses connotations positives et négatives. «Toute sa vie, elle a travaillé sur ce thème», explique Jaussaud. «L'idée d'une maison peut être très protectrice pour les femmes, mais aussi très restrictive, comme une prison.» Cette dualité est bien illustrée dans les pages du livre, qui offre un regard exclusif sur de nombreuses œuvres phares de Bourgeouis sur ce thème en cours d’élaboration, et donne un aperçu de la femme derrière leur.

La maison de Bourgeois était aussi son atelier d’art, ses salles parsemées d’une infinité de croquis, de maquettes et des matériaux délicats mais impressionnants qui composaient ses œuvres. Une photo d'une armoire à roulettes de verrerie finement travaillée, un simple dispositif de rangement, capture la tension d'elle oeuvre bien — beauté fragile, dans un cadre industriel, monté sur des roues qui ne la laissent qu’à une poussée du total destruction.

La maison de Louise Bourgeois sur la 20e rue à New York en 2000.

Photo: © The Easton Foundation / VAGA à ARS, NY; Photo: © Jean-François Jaussaud

La chambre de Louise Bourgeois dans sa maison de la 20th Street à New York en 1998.

Photo: © The Easton Foundation / VAGA à ARS, NY; Photo: © Jean-François Jaussaud

Bourgeois a consacré une grande partie de sa pratique artistique à lutter contre les attentes contemporaines des femmes. Araignée, la première de ses célèbres sculptures d’araignées, se dresse menaçante à l’intérieur de l’atelier sur l’une des premières photographies de Jaussaud. Sa carapace étincelante et ses pinces aiguisées comme des rasoirs s’étendent au-delà du cadre de l’objectif de la caméra, évoquant la grandeur de sa taille et l’impact viscéral d’une aura dominante et dangereuse. Malgré sa menace apparente, l'araignée est aussi une tisserande de toiles, qui crée des maisons flexibles et s'occupe de ses enfants. Elle était étroitement liée à la perception que Bourgeois avait de sa propre mère, qu’elle décrivait dans un poème de 1995 intitulé «Ode à Ma mère »comme« délibérée, intelligente, patiente, apaisante, raisonnable, délicate, subtile, indispensable, soignée et utile comme une araignée (araignée)."

Bourgeois avait un grand don pour créer des œuvres qui poussaient son public à l'explorer sous plusieurs angles. Est-ce un havre ou une prison? Un prédateur ou un protecteur? «Ce n'est pas une image que je recherche», a-t-elle déclaré dans le livre. «Ce n’est pas une idée. C'est une émotion de vouloir, de donner et de détruire.

L'atelier de Louise Bourgeois à Brooklyn avec Araignées, Poids, et Nuages ​​et cavernes en cours en 1995.

Photo: © The Easton Foundation / VAGA à ARS, NY; Photo: © Jean-François Jaussaud

Louise Bourgeois dans son atelier de Brooklyn avec sa sculpture en granit Les yeux en 1995.

Photo: © The Easton Foundation / VAGA à ARS, NY; Photo: © Jean-François Jaussaud

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Flèche

La photographie de Jaussaud véhicule ces émotions fortes. Que ce soit une image tendre de l'artiste serrant les mains de son ancienne assistante de studio, les notes manuscrites détaillant son rêve de la nuit précédente, ou les affaires de son mari décédé, laissées là où il les avait déposées pendant plus de 20 ans après sa mort, ces photographies présentent un portrait intime de Bourgeois. Les lecteurs qui aiment déjà l'artiste seront ravis de la richesse de ce livre, et ceux qui ne connaissaient pas son travail avant de découvrir une artiste complexe, brillante et profondément émotive qui a utilisé ses dons créatifs pour remodeler le monde autour d'elle.

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