La salle de lecture du milieu du XIXe siècle de la Bibliothèque nationale

Un étudiant partage son temps dans la salle de lecture du milieu du XIXe siècle de la Bibliothèque nationale

En tant que doctorant dans le Paris des années 1980, j’ai passé jour après jour sous les neuf coupoles ombrelles de la salle de lecture du milieu du XIXe siècle de la Bibliothèque nationale. Son architecte, Henri Labrouste, était un protagoniste de ma thèse, alors rêvant vers le plafond - percé d'oculi et soutenu par de fines colonnes - comptait encore comme étude. Depuis, je suis revenu d'innombrables fois, organisant même un dîner pour des universitaires internationaux après la fermeture de l'espace pour réparation en 2010 et en faisant l'objet de l'exposition Labrouste 2013 du MoMA. Mais rien ne m'a préparé à voir la salle en janvier, à la veille de son inauguration en tant que bibliothèque de l’Institut national d’Histoire de l’Art. Le plafond a été nettoyé de la crasse de sorte que l'émail blanc d'oeuf brillant des dômes reflète maintenant la lumière sans ombre sur les livres ouverts loin en dessous. Pendant ce temps, la palette de couleurs originale ravivée des colonnes (des gris pâles plutôt que le marron boueux qui a accueilli les lecteurs pendant des décennies) ne fait qu'ajouter à la sensation J'ai longtemps senti que les dômes, plutôt que d'être tenus en l'air, sont attachés par les colonnes en fonte, comme une grande feuille de toile flottant sur un ancien arène.

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